dimanche 20 février 2011

LE JEAN APRIL 77 // LE LUXE CE N'EST PAS DE L'ACHETER. C'EST DE LE TROUVER.


April 77

2002. Les fils de bonnes familles, qui comptent le réveillon de l'an 2000 parmi les événements les plus révoltés, les plus dirty de leur douce existence, commencent sérieusement à s'emmerder dans leur pantalon chino bien repassé. Attendre que l'école se termine et que les forces immuables de la société fassent leur oeuvre. Aventure zéro. Appartenances rétro. Bref, attendent de devenir leur père. Ça suce.
Phénomène parallèle : les mecs en vogue, eux, deviennent comme leurs copines. Sauter les repas pour sauver du blé, et rentrer leur cul dans les jeans secs, tendus comme des cordes de guitare qu'Hedi Slimane, arrivé chez Dior Homme en 2000, transforme un peu plus chaque saison en religion.

C'est en cet an de grâce que Brice Partouche, musicien de son état, lance April 77 (sa date de naissance). On en entend parler comme d'une petite communauté musicale d'abord, un label indépendant qui s'habille soi-même, à la scène comme à la ville, et rallume la flamme des aventures rock des 1970s, le glam rock de Bowie, la décadence sombre de Joy Division, le Punk des Clash... Il y en a pour tout le monde. La machine est en route, un premier jean, le "johnny" affole les amphis, on le regarde bizarre : slim au chausse-pied et zippé sur toute l'entre-jambe... je suis moulé comme une pépé mais ne vous y trompez pas. Ce n'est pas pour ça que je ne suis pas sévérement burné.

April 77 - le Johnny zippé

vendredi 18 février 2011

MAD MEN, GOSSIP GIRL, GLEE // LES SERIES TV A LA MODE CONTRE L'ANDROGYNIE DE LA MODE

Kate Moss et Lea T en couverture de Love Magazine 

LA MODE OU LES SERIES A LA MODE // MAIS QUI DECIDE VRAIMENT DE CE QU'EST LA BEAUTE D'AUJOURD'HUI?

Si ma tante en avait, on l'appellerait tonton.
Simplissime précepte masculin-féminin que la Mode bouscule à qui mieux-mieux.
Bousculer les genres pour ce donner un genre, un genre de mission puissamment politique, celle de définir et faire évoluer les normes de la beauté masculine et féminine, et avec elles les identités, les comportements. Bref, la société elle-même.
C'est vrai. Parfois la Mode y est parvenue. Chanel, Courrèges, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier... ils n'ont pas seulement transformé les jupes en pantalons, les pantalons en jupe, ou raccourci ces jupes, détourné les uniformes sexués, rigides, en objets de mode transgressifs (marins, militaires...), ils ont participé à construire des identités féminines et masculines libérées des carcans de leurs époques, un temps révolutionnaires, aujourd'hui devenues des normes.

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