dimanche 9 octobre 2011

NIGHTCALL DE KAVINSKY // LA BO ELECTRO DE DRIVE A DU COEUR SOUS LE CAPOT



Vroum Vroum Pow. J'ai la tôle brisée et le coeur bon pour la casse. Mais mon instinct de survie est en roues libres. Toi qui traverses bientôt ma route, n'avance pas sans y avoir regarder à deux fois.

La nuit tombe dans DRIVE, l'impeccable film de genres (de bagnoles, de mafia, de gore) qui a valu au danois Nicolas Winding Refn le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes. La nuit tombe et Ryan Gosling met le contact de sa vieille Impala. La boucle de NIGHTCALL se met à rugir.

I'm giving you a nightcall to tell you // How I feel.
I’m gonna tell you something you // Don’t want to hear 

I’m gonna show you where it’s dark // But have no fear

Au volant, c'est toute l'aristocratie électro qui s'affaire à donner un son au personnage de monstre trop humain de Gosling. Mutisme glacial mais sourires d'enfant, mains de pilote-tueur gantées, en blouson bombers étriqué, satiné, rebrodé d'un cobra, zippé, dézippé, rezippé, bientôt totalement maculé de sang. Transformé par la nuit, transcendé par l'amour.

Mais pour le pire : machine à tuer mécanique qui s'enraye, s'emballe, tue de plus en plus... et en souffre de plus en plus. La perfection mécanique affaiblie par le coeur. C'est ça, la tension extraordinaire de Drive.

There’s something inside you // It’s hard to explain

De l'électro avec du coeur sous le capot. C'est aussi exactement ce que parviennent à générer la production sidérale, coldwave, effrayante de Guy-Manuel de Homem-Christo de Daft Punk ; le mix 80s de SebastiAn ; et la voix zombie de Kavinsky contrebalancée par celle, claire comme l'aube, de LoveFoxxx du groupe brésilien CSS.

Hymne à la nuit où toutes nos faiblesses seront pardonnées, où toutes nos faiblesses seront maquillées, où nous serons tous infiniment plus courageux et dangereux. Nightcall, plus qu'un coup de coeur. Un Heart Crash. 

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